a/ EFFETS SUR LES MEDIAS


    Le dopage concerne principalement les sportifs de haut niveau, professionnels mais aussi amateurs. Ces dix dernières années, le dopage apparaît dans les médias lors de grands scandales : élimination de coureurs connus lors du Tour de France cycliste, trois footballeurs morts d'arrêt cardiaque en quelques mois fin 2003 et début 2004, etc...

    Outre les morts prématurées de jeunes personnes ou les maladies développées (voir les athlètes féminines de l'ancienne RDA), ces scandales suscitent la crainte des sponsors des grands événements sportifs : ces entreprises prêtes à investir de fortes sommes pour que leurs marques apparaissent le plus possible, ne veulent cependant pas que leur nom soit associé à des pratiques illégales.

    Pour ne pas effrayer les sponsors, la "loi du silence" s'impose dans les équipes et les médias. Les instances sportives sont également complices :

   -Les fédérations de nombreux sports renoncent quasiment aux contrôles.

   -D'autres sont curieusement aveugles lorsqu'elles ne remarquent pas les arcades sourcilières saillantes et le menton anormalement fort de certains sportifs, signe d'imprégnation à l'hormone de croissance.

   -Il a fallu attendre l'intervention de la police et des douanes au tour de France et d'Italie pour que le scandale du dopage dans le cyclisme éclate au grand jour.

   -Aux Jeux Olympiques de Moscou, en 1980, ainsi qu'à la Coupe du monde de football de 1998 en France, il n'y eu aucun cas de dopage reconnu.

   -Lorsqu'un cas de dopage est trop visible, les fédérations préfèrent écarter le sportif après une victoire (Le retrait brutal de Florence Griffith Joyner en pleine gloire et sans jamais avoir été officiellement contrôlée positive laisse perplexe).

   -Une population de 24 000 footballeurs italiens présente un taux à la SLA (sclérose latérale amyotrophique, maladie mortelle) de 45, contre 0,61 cas attendu.

   -Le contrôle d'hématocrite accepte un taux de 50 %, alors que la plupart des gens ont 45 %. De plus, on laisse du temps au sportif entre l'arrivée de la course et le contrôle d'hématocrite, ce qui lui permet de se perfuser 1/2 litre d'eau, d'où une dilution de 10 % de son hématocrite, qui redescend alors de 55 à 50 %. Hématocrites : homme 42 à 54% femme 37 à 47%


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